La requête en jugement sommaire du plaignant énumère neuf épisodes distincts au cours desquels, selon lui, Diallo — ou une personne agissant depuis un numéro de téléphone qu'il attribue à son réseau — aurait usurpé l'identité d'une autre personne dans des communications avec lui. Pour chacun, ses documents citent des pièces précises constituées d'échanges de textos et de recherches auprès d'opérateurs téléphoniques retraçant les numéros utilisés. Aucun de ces épisodes n'a été testé par contre-interrogatoire lors d'un procès contradictoire ; ils ont été retenus comme non contestés après que Diallo a cessé de participer à sa défense, comme décrit dans l'article principal.
Les neuf identités
- 10 août 2017 — un avocat d'Atlanta. La déclaration sous serment du plaignant décrit ceci comme la première usurpation, survenue peu après le début de la relation.
- 13 septembre 2018 — « John Sorge », présenté comme le directeur général d'une société minière fictive. Les documents du plaignant comprennent une recherche de validation d'adresse USPS et un échange de courriels qu'il dit avoir eu avec une personne réelle nommée Michael John Sorge, ainsi qu'un rapport d'opérateur sur le numéro de téléphone utilisé.
- 27 décembre 2018 — « Katie », présentée comme la secrétaire d'une société fictive.
- 5 janvier 2019 — un agent fédéral de l'immigration.
- 29 janvier 2019 — « Demola », présenté comme un ami fictif de Diallo.
- 14 mars 2019 — un employé du bureau du contrôleur du Texas (Texas Comptroller).
- 25 juin 2019 — « Kristelle » (aussi appelée « Christelle » dans les documents), une prétendue amie qui aurait demandé de l'argent au plaignant.
- Du 19 août 2019 à janvier 2020 — un homme jamaïcain, incarné sur une période prolongée de plusieurs mois.
- 30 août 2019 — une infirmière.
Ce que montre le dossier
Pour chaque épisode, les pièces du plaignant associent l'échange de textos ou l'appel à un rapport d'opérateur téléphonique censé démontrer que le numéro remonte à Diallo ou à un numéro qu'elle était connue pour utiliser. L'ordonnance du tribunal de mai 2021 accordant le jugement sommaire fait référence de façon générale à une conduite « hautement sophistiquée » sans détailler chaque épisode individuellement. Comme pour le reste de ce site, les attributions précises ci-dessus reposent sur les propres documents du plaignant, qui sont restés non contestés plutôt que testés de manière contradictoire.