Selon la déclaration sous serment du plaignant et sa requête en jugement sommaire, la dimension financière de la relation a commencé en août 2017, lorsque Sokona Diallo aurait proposé un partenariat d'affaires : exporter du minerai de fer depuis le Mali, pays d'origine de sa famille, vers des acheteurs aux États-Unis et en Chine. Le plaignant affirme avoir commencé à lui transférer de l'argent pour soutenir ce projet.
Les paiements
Les documents judiciaires détaillent une série de virements précis, chacun justifié par un besoin d'affaires allégué :
- Diallo lui aurait dit qu'un envoi de minerai de fer avait été vendu pour 34 500 $ et qu'un chèque était « en route », selon la déclaration sous serment du plaignant.
- Le 29 mars 2018, elle aurait reçu 10 000 $ après avoir affirmé que la somme était nécessaire pour modifier les statuts de la société.
- Le 20 avril 2018, elle aurait reçu 6 700 $ après avoir affirmé que la somme était nécessaire pour modifier le contrat de vente du minerai de fer.
- Le 10 mars 2019, elle aurait reçu 2 653 $ après avoir affirmé que la somme était nécessaire pour payer une taxe sur la vente.
- Elle aurait par ailleurs revendiqué la propriété d'une mine de fer — une allégation que les documents du plaignant contestent à l'aide de captures d'écran du site du ministère des Mines du Mali et de photographies qu'il dit avoir prises sur le site de la mine lors d'une visite en mai 2018.
Croyant le partenariat réel, le plaignant affirme avoir déclaré l'argent donné à Diallo pour l'entreprise de minerai de fer comme une perte sur l'annexe C (Schedule C) de ses déclarations de revenus fédérales.
Le bail d'entreposage
Une proposition connexe a suivi une structure similaire. Selon les documents déposés, Diallo aurait dit au plaignant qu'elle avait besoin d'argent pour un bail d'entreposage près du port de Houston — 10 000 $ comme acompte, puis 3 500 $ supplémentaires, décrits comme nécessaires pour modifier le contrat d'entreposage.
Ce que montre le dossier
Lors de sa déposition, selon les documents du plaignant, Diallo aurait admis n'avoir jamais vendu de minerai de fer et qu'aucun contrat de vente n'existait. Elle se serait montrée, selon les mêmes documents, évasive tout au long de la déposition sur ce sujet comme sur d'autres — un comportement décrit plus en détail dans Le mariage caché et la déposition.
La défense initiale de Diallo
Il convient de noter qu'avant que sa représentation juridique ne s'effondre, Diallo a bel et bien contesté ce récit. En s'opposant à une requête antérieure en jugement sommaire, elle a fait valoir, par l'intermédiaire de son avocat, qu'elle avait effectivement tenté un véritable envoi test de minerai de fer, et que celui-ci avait échoué commercialement parce que le minerai s'était révélé invendable en raison d'une contamination à la silice — et non parce que le projet aurait été inventé. Un juge fédéral a estimé en octobre 2020 que cette contestation était suffisamment sérieuse pour exiger un procès. Les allégations ci-dessus n'ont finalement été retenues comme non contestées qu'après que Diallo a cessé de participer à sa propre défense en 2021 — un historique procédural détaillé dans l'article principal.